Laon, le Familistère de Guise, et une pointe de 1918

20 juin 2020.

Une grosse balade en perspective. Vu la distance à parcourir dans la journée, une première partie du trajet se fera par l’autoroute histoire de gagner du temps. Même si la journée est presque la plus longue de l’année (à 24 heures près 😉 ), ce n’est pas une raison pour gâcher !
Mais ensuite, ce seront les petites routes comme souvent.

Voir en plein écran

Départ vers 9h00 (la journée sera longue, alors pas d’aurore non plus). Direction l’A4 encore presque calme jusqu’à la sortie Château-Thierry.
Il aurait été possible de faire davantage d’autoroute, mais l’envie de sillonner le réseau secondaire est plus forte.
Le temps est gris, quelques éclaircies sont prévues par la météo avec de rares précipitations possibles. Rien de bien inquiétant mais le paysage en pâtit quelque peu.

Finalement c’est à Chermizy-Ailles que se fera la première pause photo et la mise en place de la GoPro sur le casque.

  • Eglise Saint-Evence à Chermizy-Ailles
  • Eglise Saint-Evence à Chermizy-Ailles
  • Eglise Saint-Evence à Chermizy-Ailles
  • Eglise Saint-Evence à Chermizy-Ailles
  • Eglise Saint-Evence à Chermizy-Ailles

Nous sommes proches de Laon. Je poursuis l’itinéraire prévu, tracé à l’avance pour profiter des routes, au détriment d’un autre nommé « Pays de Laon par monts et merveilles ». Je crois que j’ai eu tort car mon trajet n’était pas des plus palpitants.

  • Neuville-sur-Ailette
  • Neuville-sur-Ailette
  • La Bièvre à Chamouille

Bref, on chemine vers Laon…

  • Chamouille
  • Orgeval
  • Orgeval
  • Chérêt
  • Parfondru
  • Athies-sous-Laon

Finalement on parvient à la portion médiévale de Laon, la ville haute, sur la colline surplombant la plaine de 100m. On se gare non loin de la cathédrale Notre-Dame, visible de loin par sa situation surélevée..

  • Cité médiévale de Laon
  • Cité médiévale de Laon
  • Cité médiévale de Laon
  • Cité médiévale de Laon
  • Cité médiévale de Laon

Rien qu’en marchant depuis la parking vers le parvis de la cathédrale, on se rend compte de l’ampleur de l’édifice et de l’ensemble des bâtiments qui l’accompagne. Bâtie à partir de 1155, elle est de style gothique primitif.

  • Cathédrale Notre-Dame de Laon
  • Cathédrale Notre-Dame de Laon
  • Cathédrale Notre-Dame de Laon
  • Cathédrale Notre-Dame de Laon

Sur les tours on remarque des sculptures de boeufs. La cathédrale est parfois surnommée la cathédrale aux boeufs. L’explication de la présence de ces boeufs ne semble pas évidente dans un édifice dédié à Marie. Il est possible que ces sculptures aient été réalisées pour rendre hommage aux bovins qui ont charrié les tonnes de pierres sur la colline (ou « Montagne couronnée » comme est surnommée la ville haute).

  • Cathédrale Notre-Dame de Laon
  • Cathédrale Notre-Dame de Laon
  • Cathédrale Notre-Dame de Laon
  • Cathédrale Notre-Dame de Laon
  • Cathédrale Notre-Dame de Laon

La cathédrale est située dans la zone sauvegardée la plus vaste de France : 370ha. Elle est restée « dans son jus », c’est-à-dire que la proximité des bâtiments environnant n’a pas été modifiée. Aucune esplanade n’a été créée sur le tard. L’église est enchâssée dans la ville.
Sur le parvis, l’entrée principale est classiquement située à l’Ouest.

  • Cathédrale Notre-Dame de Laon
  • Cathédrale Notre-Dame de Laon
  • Cathédrale Notre-Dame de Laon
  • Cathédrale Notre-Dame de Laon
  • Cathédrale Notre-Dame de Laon
  • Cathédrale Notre-Dame de Laon
  • Cathédrale Notre-Dame de Laon

Gargouilles et autres ornements de la façade principale.

  • Cathédrale Notre-Dame de Laon
  • Cathédrale Notre-Dame de Laon
  • Cathédrale Notre-Dame de Laon
  • Cathédrale Notre-Dame de Laon
  • Cathédrale Notre-Dame de Laon

Puisque nous y sommes, entrons donc !

  • Cathédrale Notre-Dame de Laon
  • Cathédrale Notre-Dame de Laon

La cathédrale possède 4 niveaux (« étages ») :  grandes arcades, tribunes, triforium et fenêtres hautes (les tribunes sont non accessibles au moment de la visite pour cause de Covid).

  • Cathédrale Notre-Dame de Laon
  • Cathédrale Notre-Dame de Laon

Sur les côtés, des chapelles (il y en a 28) « closes » sont dédiées à différents saints ou abritent des tombeaux. Elles sont présentes dans la nef et dans le choeur. Par endroits, on y discerne encore quelques reste de peintures. La chapelle Saint-Nicaise qui présente le trésor de la cathédrale était fermée à notre heure de passage.

  • Cathédrale Notre-Dame de Laon
  • Cathédrale Notre-Dame de Laon
  • Cathédrale Notre-Dame de Laon
  • Cathédrale Notre-Dame de Laon

Le choeur est protégé par une grille, mais accessible par les collatéraux (contre-allées).

  • Cathédrale Notre-Dame de Laon
  • Cathédrale Notre-Dame de Laon - Le choeur
  • Cathédrale Notre-Dame de Laon - Le choeur
  • Cathédrale Notre-Dame de Laon - Le choeur
  • Cathédrale Notre-Dame de Laon - Le collatéral sud

Les transepts sont larges et profonds. A la croisée des transepts, une tour lanterne a été érigée qui permet un apport lumineux important.
La « rosace » du transept nord présente 9 médaillons : 1 central et 8 périphériques représentant les enseignements prodigués à l’école épiscopale (renommée) de Laon au XIIe siècle. Celui de centre représente la connaissance qui en est retirée…

  • Cathédrale Notre-Dame de Laon - Transept sud
  • Cathédrale Notre-Dame de Laon - Tour lanterne
  • Cathédrale Notre-Dame de Laon - Transept Nord et rose des arts libéraux
  • Cathédrale Notre-Dame de Laon - Rose des arts libéraux
  • Cathédrale Notre-Dame de Laon - Rose des arts libéraux

Le choeur est profond et possède un chevet plat qui lui permet d’accueillir une rosace et 3 vitraux en dessous.

  • Cathédrale Notre-Dame de Laon - Rose du chevet
  • Cathédrale Notre-Dame de Laon - Rose du chevet
  • Cathédrale Notre-Dame de Laon - Rose du chevet

Ça et là on trouve quelques sculptures étonnantes, comme souvent quand on lève les yeux dans ces cathédrales.

  • Cathédrale Notre-Dame de Laon
  • Cathédrale Notre-Dame de Laon
  • Cathédrale Notre-Dame de Laon

Quelques éléments supplémentaires : une des nombreuses dalles funéraires, et son détail, une sculpture de Saint-Martin…

  • Cathédrale Notre-Dame de Laon
  • Cathédrale Notre-Dame de Laon
  • Cathédrale Notre-Dame de Laon
  • Cathédrale Notre-Dame de Laon

Nous prendrons un café en sortant de notre visite puis filons vers Guise et son familistère. Les billets ont été réservés en ligne (obligatoire) pour l’après-midi (14-17h), et il est plus de 14h15 quand nous quittons Laon. Nous avons 40 km à faire… et nous en ferons davantage car je me trompe de chemin initialement (pas tout à fait mais j’avais oublié de reprogrammer le GPS pour nous emmener directement et non par les chemins de traverse; bilan, plus de 25 min de perdues)…

Nous passons donc le long des remparts avec la vue sur la plaine à notre droite. Pour parfaire le tableau, la GoPro plante et nous impose une courte escale technique supplémentaire de quelques minutes… devant l’hôtel de Ville.

  • Laon - Le long des remparts
  • Laon - Le long des remparts
  • Laon - Le long des remparts
  • Laon - Hôtel de ville

Après les aléas directionnels et techniques, nous prenons finalement la D967 puis la D946.

  • Crécy-sur-Serre
  • Crécy-sur-Serre
  • Crécy-sur-Serre
  • Crécy-sur-Serre
  • Monceau-le-Neuf-et-Faucouzy

Nous parvenons au Familistère vers 15h30. Nous récupérons nos billets. Nous avons 1h30 devant nous car tout ferme à 17h.

Cette utopie socialiste est la seule du genre à avoir vu le jour grâce à la volonté et aux fonds de M. Godin, patron de l’entreprise de fabrication de poêles du même nom.
Pour résumer très brièvement l’histoire, le Familistère a été construit (1858-1883) pour permettre aux ouvriers de l’usine de loger proche de leur usine, dans des conditions inconnues jusqu’alors du monde ouvrier, de devenir propriétaires de leur logement et de leur usine. Au sein de cette structure un système éducatif et culturel, une nourricerie etc…
Et la mise en place d’un système de retraite, d’assurance maladie, entre autres, gérés par les ouvriers. Impressionnant !
Je vous engage à vous renseigner sur cette réalisation hors normes [pour les curieux un premier pas avec ce lien sur Wikipedia ici].

Les bâtiments en brique sont imposants, et devant eux la statue de Jean-Baptiste André Godin.

  • Le Familistère de Guise
  • Le Familistère de Guise
  • Le Familistère de Guise
  • Le Familistère de Guise

Nous entrons donc dans la cour couverte du bâtiment principal. Le Palais Social comme l’appelait M. Godin. Malheureusement un grand échafaudage est en cours d’érection (non mentionné sur le site internet, dommage) qui casse un peu l’impression d’espace. Néanmoins la structure est imposante. Devenu musée et malgré les travaux en cours, il ne faut pas oublier que le familistère était habité. Il a compté jusqu’à presque 2000 habitants. On peut imaginer le brouhaha malgré les règles assez strictes qui y régnaient…

  • Le Familistère de Guise
  • Le Familistère de Guise
  • Le Familistère de Guise

Malheureusement encore, beaucoup de zones sont inaccessibles au moment de notre visite (travaux et/ou Covid). Tout comme de nombreuses bornes tactiles interactives sont désactivées pour les mêmes raisons épidémiques…
Sont exposés pas mal de modèles issus de l’usine dont des versions pour enfants assez étonnantes…

  • Modèle réduit pour enfant de poêle Godin
  • Quelques calorifères Godin
  • Cuisinière Godin

En montant les étages, la perspective change peu, en bonne partie la faute à cet échafaudage disgracieux…

  • Le Familistère de Guise - Cour intérieure vu du 2e étage
  • Le Familistère de Guise - Cour intérieure vu du 2e étage
  • Le Familistère de Guise - Cour intérieure vu du 2e étage

Le panonceau à l’entrée d’une pièce non visitable est édifiant : 1968…

Nous sortons du bâtiment principal pour nous rendre dans l’appartement de M. Gaudin, situé dans une aile du bâtiment latéral gauche (quand on regarde le Familistère de face). A part une bibliothèque et un bureau, en l’absence de reconstitution vraie, l’endroit sans intérêt majeur.

Au passage nous passons dans la cour du bâtiment latéral plus petit que le principal mais de même architecture, lui aussi en cours de réfection. Des logements y sont encore habités.

  • Le Familistère de Guise - Cour intérieure d'un bâtiment latéral
  • Le Familistère de Guise - Cour intérieure d'un bâtiment latéral

Nous nous rendons ensuite à quelques dizaines de mètres de là, à la buanderie-piscine en passant au-dessus de l’Oise.

Le bâtiment buanderie-piscine de l’autre côté de l’Oise

La buanderie permettait de laver son linge à l’eau chaude (venue de l’usine non loin), de le sécher à l’étage prévu à cet effet.
Une piscine de 50m2 à fond réglable en profondeur (!) est située dans le même bâtiment.

  • Le Familistère de Guise - La piscine
  • Le Familistère de Guise - La piscine

Ici aussi, le manque de reconstitution de la buanderie est dommageable à la visite (peut-être est-ce prévu ?). Car sans quelques photos heureusement présentes, il est difficile de se rendre compte de ce qu’était cette buanderie.

Nous partons ensuite visiter le jardin d’agrément. Il mesure 1,2ha et comportait depuis le début un potager, des arbres fruitiers dédiés à la communauté.
Ce jardin avait pour vocation de créer une distance entre l’usine et le Familistère afin de prévenir les fumées d’envahir la zone d’habitation.

  • Le Familistère de Guise - Le jardin d'agrément
  • Le Familistère de Guise - Le jardin d'agrément
  • Le Familistère de Guise - Le jardin d'agrément
  • Le Familistère de Guise - Le jardin d'agrément
  • Le Familistère de Guise - Le jardin d'agrément

En haut du jardin d’agrément se trouve le mausolée dédié à M. Godin et à sa seconde femme (et collaboratrice), Marie Moret, épousée 2 ans avant sa mort.

  • Le Familistère de Guise - Le mausolée de M. Godin
  • Le Familistère de Guise - Le mausolée de M. Godin

C’est ici que nous serons « rattrapés par la patrouille » car l’heure de fermeture est arrivée. Nous n’aurons pas le temps de visiter le théâtre et les économats.

Note :
Malgré les restrictions d’accès (dues aux travaux et au Covid19) et certains manques dans la reconstitution (à mes yeux…), la visite de cet endroit est largement justifiée. C’est l’aboutissement d’un projet « utopiste » d’un homme, dédié à l’amélioration de la condition ouvrière avec la mise à disposition d’un cadre de vie incroyablement moderne et ‘luxueux’ pour l’époque. Cette entreprise a vécu, puis périclité. Mais cette réalisation vouée à un « idéal ouvrier » qu’est le Familistère mérite le détour… et le respect !
Une des pages du site internet du Familistère : ici.

Nous irons « déjeuner » (à un peu plus de 17h…) dans les jardins ouverts qui bordent le Familistère, non loin du kiosque à musique.

  • Le Familistère de Guise - Le kiosque à musique
  • Le Familistère de Guise - Le kiosque à musique

Un peu après 18h, nous débutons le chemin du retour.
Nous tentons un passage par le château fort des Guise, mais celui-ci est fermé.

  • En bas du château fort de Guise
  • En bas du château fort de Guise
  • Château fort de Guise
  • Château fort de Guise
  • Château fort de Guise

Nous rentrerons par les petites routes. Un magnifique ciel nous accompagnera sur le chemin.

  • Champs à la sortie de Guise
  • Macquigny
  • Macquigny
  • Macquigny

A Hauteville nous passons au-dessus du canal de la Sambre à l’Oise.

  • Hauteville - Canal de la Sambre à l'Oise
  • Hauteville - Canal de la Sambre à l'Oise

Les paysages sont variés.

  • Marcy
  • Regny
  • Regny
  • Sissy - Canal de la Sambre à l'Oise
  • Ribemont

Même si les champs sont toujours présents ! En revanche les nuages deviennent menaçants…

  • Renansart
  • Nouvion-et-Catillon

Nous allons essuyer une courte averse, pas de quoi nous mouiller gravement, juste souiller transitoirement l’objectif de la caméra 😉

Nouvion-et-Catillon
Nouvion-et-Catillon

Sur la D1032, nous longeons l’Oise et les multiples lacs qui l’accompagnent dans les environs de Beautor, avant de repartir dans les champs à peine vallonnés.

  • Beautor
  • Sinceny
  • Sinceny
  • Guny
  • Trosly-Loire

Nous traversons quelques villages…

  • Vézaponin
  • Vézaponin
  • Eglise Saint-Martin de Morsain

Vers 20h, nous dédions une petite pause café dans un endroit sympa… Il s’agit d’un site de pêche sur étang à Jaulzy.

  • Etang à Jaulzy
  • Etang à Jaulzy

Finalement nous arrivons à la dernière étape de notre périple du jour : Compiègnes et la Clairière de Rethondes, la clairière où fut signée l’armistice le 11 novembre 1918. La place des wagons des signataires respectifs est matérialisée au sol, avec entre eux une stèle au texte évocateur de l’esprit de l’époque :

« Ici,
le 11 Novembre 1918
succomba
le criminel orgueil
de l’Empire Allemand
VAINCU
par les
peuples libres
qu’il prétendait
asservir »

  • Clairière de l'Armistice à Compiègne
  • Clairière de l'Armistice à Compiègne
  • Clairière de l'Armistice à Compiègne
  • Clairière de l'Armistice à Compiègne

A cette heure, le musée où se trouve la wagon est fermé… On se demande bien pourquoi. Il est 20h45…

La statue du maréchal Foch trône au bout de la clairière.

Clairière de l’Armistice – Statue du Maréchal Foch

Inutile de vous dire que le parking n’est pas bondé 🙂

Parking clairière de l'Armistice à Compiègne
Solitude !

Nous repartons, traversant la forêt de Compiègne, accompagnés par le soleil couchant qui illumine la cime des arbres. Super !

  • Forêt de Compiègne
  • Forêt de Compiègne à Gilocourt
  • Gilocourt

Et soudain nous débouchons en terrain découvert, baignés par la chaude lumière du soir. L’heure dorée (ou golden hour) bien connue des photographes porte bien son nom !

  • Gilocourt
  • Gilocourt
  • Gilocourt

Passage par Béthancourt-en-Valois où les bâtiments teintés par cette lumière sont davantage en relief.

  • Béthancourt-en-Valois
  • Béthancourt-en-Valois
  • Béthancourt-en-Valois
  • Béthancourt-en-Valois
  • Béthancourt-en-Valois

Dans les champs, les ombres s’allongent, toujours dans ce bain de soleil orangé.

  • Béthancourt-en-Valois
  • Béthancourt-en-Valois

A l’arrivée à Crépy-en-Valois, c’est la même agréable recette : lumière chaude et bâtiments mis en valeur. Superbe spectacle. On aimerait que cela dure plus longtemps…

  • Arrivée à Crépy-en-Valois
  • Crépy-en-Valois
  • Crépy-en-Valois

Vient le moment où le soleil se couche. Cela tombe bien, c’est celui où les paysages ruraux laisseront la place au péri-urbain. Belle synchronisation !

  • Rouville
  • Rouville

Au bilan ce fut une longue journée tant sur le plan horaire que sur le plan kilométrique. Plus de 450 km et plus de 12h de balade. Mais comme souvent, il reste l’envie de retourner approfondir une partie de ce qui a été survolé. C’est le cas pour la cité médiévale de Laon…

=================
La vidéo de la journée
=================

4 commentaires

Leave a Reply

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.