Château de Nesles - Seringes-et-Nesles, Hauts-de-France

Le Tardenois en Spyder

Ce dimanche 9 mai était censé être la plus belle journée du week-end. Enfin c’est ce que disait la météo… jusqu’à ce matin ! Balade en duo et en Spyder prévue donc…

Car à mon lever à 7h, c’était bien bouché. Voire même franchement menaçant. Et cela n’a pas raté, un peu avant 8h, un gros orage et une pluie bien drue. Exit donc l’idée d’un départ précoce. Celui-ci se fera finalement vers 9h15. Direction donc le Tardenois pour un programme un brin iconoclaste. Des sites de mémoire de la première guerre mondiale, des vielles pierres, et des très vieilles pierres. Le tout par les petites routes une fois « sur zone ». Un coup d’A4 et sortie à Montreuil-aux-Lions et nous voilà prêts pour la balade. Près de 20 degrés, c’est confortable avec beaucoup de vent (heureusement plutôt dans le dos sur l’autoroute). Le ciel est gris, plus ou moins menaçant mais avec l’espoir d’éclaircies ultérieures.

Rapidement nous arpentons des petites routes vallonnées, bien vertes sur les bords avec de grandes tâches jaune colza. Pas un chat, un revêtement correct et de chouettes paysages. Difficile de demander mieux.

Pour ma satisfaction personnelle nous passons à Écoute s’il Pleut sur la commune de Marigny-en-Orxois. Aucun intérêt touristique (mais je n’ai pas cherché non plus…), mais la volonté de photographier le panneau indiquant la localité. On a les plaisirs qu’on peut. Donc mission accomplie. Nous pouvons donc poursuivre sereinement la balade, l’essentiel de la journée étant assuré !

Ecoute s'il pleut, Marigny-en-Orxois

Le chemin nous emmène vers Belleau.
La première halte se fait au cimetière allemand de Belleau. Malgré la sobriété de l’endroit, ce sont 8625 soldats qui y reposent, en comparaison des 2289 américains quelques centaines de mètres plus loin. Punition des vaincus ?

  • Cimetière allemand de Belleau - Belleau, Hauts-de-France
  • Cimetière allemand de Belleau - Belleau, Hauts-de-France
  • Cimetière allemand de Belleau - Belleau, Hauts-de-France
  • Cimetière allemand de Belleau - Belleau, Hauts-de-France
  • Cimetière allemand de Belleau - Belleau, Hauts-de-France
  • Cimetière allemand de Belleau - Belleau, Hauts-de-France
  • Cimetière allemand de Belleau - Belleau, Hauts-de-France

Nous voici au cimetère américain de Belleau. Nettement plus grandiloquent et démonstratif que la nécropole allemande. Ici se trouvent 2 289 sépultures, 251 inconnues. Le terrain est en légère pente montante vers la chapelle. Celle-ci fut érigée sur la tranchée creusée par les soldats pour défendre le bois conquis. Le mur de la chapelle (fermée) porte l’inscription suivante : « Les noms gravés sur ses murs sont ceux des soldats américains qui combattirent dans la région et qui reposent dans des tombes inconnues. » A l’intérieur sont inscrits les noms des 1 060 disparus américains pendant le premier conflit mondial.
De part et d’autre de l’allée menant à la chapelle, deux carrées de treize rangées de tombes chacune. Les morts sont issus des 48 états américains de l’époque et du district de Columbia.
Nous allons essuyer une bonne grosse averse pendant la visite. Casque sur la tête pour déambuler dans un endroit pareil, c’est bizarre. Heureusement, cela ne durera pas longtemps…

  • Mémorial américain du Bois Belleau - Belleau, Hauts-de-France
  • Mémorial américain du Bois Belleau - Belleau, Hauts-de-France
  • Mémorial américain du Bois Belleau - Belleau, Hauts-de-France
  • Mémorial américain du Bois Belleau - Belleau, Hauts-de-France
  • Mémorial américain du Bois Belleau - Belleau, Hauts-de-France

Dans le tympan au-dessus de l’entrée de la chapelle, une sculpture représente un croisé en armure, défenseur du droit, flanqué des écussons des États-Unis et de la France entrelacés avec des branches de chêne, symbole de la traditionnelle coopération entre les deux pays.

  • Mémorial américain du Bois Belleau - Belleau, Hauts-de-France
  • Mémorial américain du Bois Belleau - Belleau, Hauts-de-France

Sans monter jusqu’à la plaque située dans le bois, je fais un petit tour par le carré est.

  • Mémorial américain du Bois Belleau - Belleau, Hauts-de-France
  • Mémorial américain du Bois Belleau - Belleau, Hauts-de-France
  • Mémorial américain du Bois Belleau - Belleau, Hauts-de-France
  • Mémorial américain du Bois Belleau - Belleau, Hauts-de-France

Les alentours en regardant vers Belleau.

  • Mémorial américain du Bois Belleau - Belleau, Hauts-de-France
  • Mémorial américain du Bois Belleau - Belleau, Hauts-de-France

Après avoir essuyé la selle du Spyder (on tient à notre confort quand même), nous reprenons la route. Nous passons devant le Château d’Armentières, en bien piteux état.
C’est une ancienne maison forte qui daterait du XIIIe siècle. Profondément remaniée, au XVIe siècle par Eustache, vicomte d’Oulchy, elle devient propriété des Conflans d’Armentières à partir du XVIIe siècle. Transformée en ferme à cette époque, elle est épargnée par la Révolution. Au XIXe siècle du fait du relèvement du niveau des eaux, le château devient inhabitable. Il est transformé en étable. En fort mauvais état dès le début du XXe siècle, il est définitivement abandonné à la suite des combats de 1918 qui ont détruit les toitures. Une étude de restauration serait en cours.

Château d'Armentières - Armentières-sur-Ourcq, Hauts-de-France
Château d’Armentières

Nous allons visiter Les Fantômes de Landowski, monument commémoratif des morts et disparus de la seconde bataille de la Marne de 1918.

Financé par une souscription nationale, inauguré en 1934, il est érigé sur la butte de Chalmont. C’est de cet endroit qu’est partie la contre-offensive victorieuse de la Marne (1918). Ce lieu a été choisi par les Anciens Combattants. Fait exceptionnel, le monument a été classé au titre des monuments historiques avant son achèvement.
Il est composé de trois ensembles :

  • à l’entrée, une statue de La France, symbolisée par une femme portant un bouclier portant la devise Liberté, Égalité, Fraternité;
  • Conduisant au groupes sculpté situé en haut de la butte, une série de quatre fois quatre marches symbolise les quatre années de guerre
  • Au sommet de la butte, Les Fantômes, sculpture de 8 m de haut représentant huit hommes, les yeux fermés, cherchant leurs camarades disparus ; ces Fantômes sont symbolisés par une jeune recrue, un sapeur, un mitrailleur, un grenadier, un soldat colonial, un fantassin, un aviateur et le spectre de la mort sortant de son linceul.
  • Les Fantômes de Landowski - Oulchy-le-Château, Hauts-de-France
  • Les Fantômes de Landowski - Oulchy-le-Château, Hauts-de-France
  • Les Fantômes de Landowski - Oulchy-le-Château, Hauts-de-France
  • Les Fantômes de Landowski - Oulchy-le-Château, Hauts-de-France
  • Les Fantômes de Landowski - Oulchy-le-Château, Hauts-de-France
  • Les Fantômes de Landowski - Oulchy-le-Château, Hauts-de-France

En face du monument, le paysage à peine vallonné …

  • Les Fantômes de Landowski - Oulchy-le-Château, Hauts-de-France
  • Les Fantômes de Landowski - Oulchy-le-Château, Hauts-de-France

Nous voici à Droizy. Le village est en haut d’une petite butte surmontant un ru. Un ancien château fort dont ne subsiste que le donjon cylindrique du XIIe siècle est le point culminant. Il fait partie actuellement d’un hôtel dont la propriétaire a réalisé la restauration et l’a fait classer. Ce château fut la demeure de Le Hire, compagnon de Jeanne d’Arc. Des vestiges des remparts sont également visibles. Le centre du village est très pittoresque, les maisons de pierre bien entretenues sont nombreuses. Nous allons déambuler autour de l’ancien château. Même si le temps n’est pas radieux, l’endroit est très plaisant.

  • Droizy, Hauts-de-France
  • Droizy, Hauts-de-France
  • Droizy, Hauts-de-France
  • Droizy, Hauts-de-France
  • Droizy, Hauts-de-France

Nous passons d’un château à l’autre en nous rendant à Septmonts, où c’est jour de fête … Beaucoup de monde ! Trop pour nous en tous cas pour visiter le château et son donjon culminant à plus de 40 mètres. Construit au XIVe siècle par l’évêque de Soissons Simon de Bucy (Septmonts était la ville de résidence épiscopale), il servira cette fonction jusqu’à la fin du XVIIe.
En ruines en 1864 quand il fut racheté par le peintre Jacques Edmond Leman, le château a été progressivement été restauré par ses différents propriétaires successifs. Depuis 1978 et 1999 (date des 2 rachats), l’édifice est propriété communale.
Nous nous contenterons de manger nos viennoiseries à distance des badauds sans masque 😆

  • Château de Septmonts - Septmonts, Hauts-de-France
  • Château de Septmonts - Septmonts, Hauts-de-France
  • Château de Septmonts - Septmonts, Hauts-de-France
  • Château de Septmonts - Septmonts, Hauts-de-France

Sur la place où nous sommes garés, l’église Saint-André…

  • Eglise Saint-André - Septmonts, Hauts-de-France
  • Eglise Saint-André - Septmonts, Hauts-de-France
  • Eglise Saint-André - Septmonts, Hauts-de-France

Fuyant le monde, nous repartons en direction de vestiges du Château de la Folie (ce nom a été donné au XIXe s., auparavant il se nommait Château du Haut). Le changement est radical. En effet les ruines du château sont en plein bois. A peine 15 min de marche sous les frondaisons pour y accéder. Nous croiserons 3 promeneurs en tout…
Construit au XIIe par Robert II de Dreux, à vocation uniquement défensive (les seigneurs de Braine résidaient dans le Château du Bas aujourd’hui disparu), le château fut démantelé au XVe siècle après son sac par les Armagnacs. De de très gros dégâts ont eu lieu lors du premier conflit mondial (offensive du Chemin des Dames). Restent debout quelques hauts murs faisant face au profond fossé qui entourait la forteresse. La végétation y reprend progressivement ses droits.

  • Ruines du château de La Folie - Cerseuil, Hauts-de-France
  • Ruines du château de La Folie - Cerseuil, Hauts-de-France
  • Ruines du château de La Folie - Cerseuil, Hauts-de-France
  • Ruines du château de La Folie - Cerseuil, Hauts-de-France
  • Ruines du château de La Folie - Cerseuil, Hauts-de-France

Après cette promenade bucolique, nous prenons la direction de Braine. Sur le chemin se trouve la nécropole nationale de Braine. La nécropole regroupe les corps de soldats morts lors de l’offensive du chemin des Dames en 1917. Elle regroupe 1583 corps dont 495 en ossuaires.
L’aspect dénudé est assez déroutant. Sur des images trouvées sur le net et datant de quelques années à peine, des pins se trouvaient au premier plan. Ils ont été abattus car rongés par un insecte nuisible. Un jardin de mémoire devrait voir le jour en lieu et place de cette zone arborée disparue.

  • Nécropole nationale de Braine - Braine, Hauts-de-France
  • Nécropole nationale de Braine - Braine, Hauts-de-France
  • Nécropole nationale de Braine - Braine, Hauts-de-France

Jouxtant le cimetière français, se trouve le cimetière danois contenant 79 tombes. Il regroupe les corps de danois originaires du Slesvig (Schleswig Holstein, au sud du Jutland) qui fut annexé par la Prusse en 1866 (il redeviendra danois en 1920 après référendum). Le Danemark était neutre lors du conflit 14-18. Ces hommes durent servir contre leur gré l’Empire Allemand.
A la demande des familles, ces corps, initialement disséminés dans différents endroits, ont été regroupés en un seul lieu. Ces hommes sont morts pendant l’offensive du Chemin des Dames. La nécropole fut inaugurée en mai 1934. Les tombes sont différentes de celles des autres belligérants : Aucune information militaire n’y figure. Date et lieu de naissance ainsi que la date du décès sont les seules indications présentes.

  • Cimetière danois de Braine - Braine, Hauts-de-France
  • Cimetière danois de Braine - Braine, Hauts-de-France
  • Cimetière danois de Braine - Braine, Hauts-de-France
  • Cimetière danois de Braine - Braine, Hauts-de-France

Dans Braine (en travaux, on se serait cru à Paris !), nous allons à l’abbatiale Saint-Yved. Malheureusement celle-ci est en travaux de restauration. Une autre fois peut-être…

Abbaye de Saint-Yved
Abbaye de Saint-Yved

Sur notre chemin, j’aperçois en haut d’une colline une imposante église. Il s’agit de l’église Sainte-Marie-Madeleine à Mont-Notre-Dame. Non prévue au programme, mais qu’à cela ne tienne… On grimpe au sommet par une petite ruelle bien pentue pour déboucher sur la vaste esplanade. Comme la visite est non préparée, je ne sais pas à quoi m’attendre (à part qu’elle soit ferlée, ce qui est le cas…). L’aspect global est étonnant et fait « moderne », voire industriel par certains détails.
L’église initiale des XII-XIIe siècles classée monument historique en 1886 fut dynamitée en 1918 par les allemands. Seuls résistèrent la crypte et le mur ouest du bras nord du transept. Elle fut reconstruite en 1929-1933 avec une flèche de clocher culminant à 67 mètres surmontée d’une statue de Sainte-Marie-Madeleine. Elle a été légèrement décalée par rapport à l’édifice original pour en ménager les vestiges.
[Pour avoir vu des photos de l’intérieur reconstruit, je ne regrette pas de ne pas l’avoir visitée 🙂 ].

  • Eglise Sainte-Marie-Madeleine - Mont-Notre-Dame, Hauts-de-France
  • Eglise Sainte-Marie-Madeleine - Mont-Notre-Dame, Hauts-de-France
  • Eglise Sainte-Marie-Madeleine - Mont-Notre-Dame, Hauts-de-France
  • Eglise Sainte-Marie-Madeleine - Mont-Notre-Dame, Hauts-de-France

Poursuivant notre route nous parvenons à la nécropole nationale de Loupeigne. Créée en 1919, cette nécropole a vu le jour en même temps que la nécropole allemande située sur le même flanc de colline. Face à face les deux cimetières. Étonnant.
Le drapeau tricolore est planté du côté de la nécropole française. Au centre se trouve une chapelle-mausolée à des officiers d’artillerie et d’infanterie tombés en 1917-1918.

Côté français sont enterrés 598 corps : 479 en sépulture individuelle et 119 dans un ossuaire. 1 soldat de la guerre 39-45 y est aussi inhumé.
Côté allemand reposent 478 corps dont 1 inconnu, la plupart ayant perdu la vie au cours de la première bataille de la Marne de 1914. Les croix de bois intiales ont été remplacées par des croix de pierre en 1972.

  • Nécropole nationale de Loupeigne - Loupeigne, Hauts-de-France
  • Nécropole nationale de Loupeigne - Loupeigne, Hauts-de-France
  • Nécropole nationale de Loupeigne - Loupeigne, Hauts-de-France
  • Nécropole nationale de Loupeigne - Loupeigne, Hauts-de-France
  • Nécropole nationale de Loupeigne - Loupeigne, Hauts-de-France
  • Nécropole nationale de Loupeigne - Loupeigne, Hauts-de-France
  • Nécropole nationale de Loupeigne - Loupeigne, Hauts-de-France
  • Nécropole nationale de Loupeigne - Loupeigne, Hauts-de-France
  • Nécropole nationale de Loupeigne - Loupeigne, Hauts-de-France

C’est en face de ce monument un peu particulier que nous prendrons notre pique-nique, sur un table prévue à cet effet. Rassénérés, nous repartons pour Fère-en-Tardenois et son Château de Fère.
Bâti au XIIIe siècle par Robert II de Dreux (le même que celui du Château de la Folie) sur une motte artificielle et entouré de douves sèches, il fut remanié largement par Anne de Montmorency qui fit construire vers 1560 le grand pont couvert qui relie la forteresse à la cour. Ce pont comportait deux niveaux avec des commerces au premier niveau et une longue salle vouée au jeu et à la vie mondaine au second. Louis-philippe d’Orléans, cousin de Louis XVI, mais pas vraiment en bon termes avec lui (devenu Philippe-Egalité après la Révolution et qui sera décapité en 1793) le vend en partie pour combler ses dettes en 1779. L’intégralité du château sera saisie en 1793 et vendue aux enchères.
Les écuries du château et les communs ont été rachetés et sont devenus une hôtellerie de luxe.
Les lézardes des tours seraient dues à des essais d’explosifs allemands en 1914-1918.

  • Château de Fère-en-Tardenois - Fère-en-Tardenois, Hauts-de-France
  • Château de Fère-en-Tardenois - Fère-en-Tardenois, Hauts-de-France
  • Château de Fère-en-Tardenois - Fère-en-Tardenois, Hauts-de-France
  • Château de Fère-en-Tardenois - Fère-en-Tardenois, Hauts-de-France

Nous montons l’escalier qui mène au pont. Une fenêtre à un pallier autorise une jolie vue…

  • Château de Fère-en-Tardenois - Fère-en-Tardenois, Hauts-de-France
  • Château de Fère-en-Tardenois - Fère-en-Tardenois, Hauts-de-France
  • Château de Fère-en-Tardenois - Fère-en-Tardenois, Hauts-de-France
  • Château de Fère-en-Tardenois - Fère-en-Tardenois, Hauts-de-France
  • Château de Fère-en-Tardenois - Fère-en-Tardenois, Hauts-de-France

5m de large et 60m de long, même partiellement ruiné, c’est impressionnant…

  • Château de Fère-en-Tardenois - Fère-en-Tardenois, Hauts-de-France
  • Château de Fère-en-Tardenois - Fère-en-Tardenois, Hauts-de-France
  • Château de Fère-en-Tardenois - Fère-en-Tardenois, Hauts-de-France
  • Château de Fère-en-Tardenois - Fère-en-Tardenois, Hauts-de-France
  • Château de Fère-en-Tardenois - Fère-en-Tardenois, Hauts-de-France

Arrivés en haut, vue sur la portion « hôtelière » du site…

  • Château de Fère-en-Tardenois - Fère-en-Tardenois, Hauts-de-France
  • Château de Fère-en-Tardenois - Fère-en-Tardenois, Hauts-de-France
  • Château de Fère-en-Tardenois - Fère-en-Tardenois, Hauts-de-France

En traversant le pont, nous accédons aux restes de l’ancienne forteresse.

  • Château de Fère-en-Tardenois - Fère-en-Tardenois, Hauts-de-France
  • Château de Fère-en-Tardenois - Fère-en-Tardenois, Hauts-de-France
  • Château de Fère-en-Tardenois - Fère-en-Tardenois, Hauts-de-France

Nous redescendons pour faire le tour jusqu’à l’autre façade de l’hôtel. Nous passons par des bosquets au sol bleuté…

  • Château de Fère-en-Tardenois - Fère-en-Tardenois, Hauts-de-France
  • Château de Fère-en-Tardenois - Fère-en-Tardenois, Hauts-de-France
  • Château de Fère-en-Tardenois - Fère-en-Tardenois, Hauts-de-France
  • Château de Fère-en-Tardenois - Fère-en-Tardenois, Hauts-de-France

Retour en selle ! L’itinéraire nous emmène au cimetière américain de l’Aisne et Oise à Seringes-et-Nesles. C’est le deuxième plus grand cimetière américain de la première guerre mondiale (après celui de Meuse-Argonne à Romagne-sous-Montfaucon).

  • Cimetière américain de l'Aisne et l'Oise - Seringes-et-Nesles, Hauts-de-France
  • Cimetière américain de l'Aisne et l'Oise - Seringes-et-Nesles, Hauts-de-France
  • Cimetière américain de l'Aisne et l'Oise - Seringes-et-Nesles, Hauts-de-France
  • Cimetière américain de l'Aisne et l'Oise - Seringes-et-Nesles, Hauts-de-France
  • Cimetière américain de l'Aisne et l'Oise - Seringes-et-Nesles, Hauts-de-France
  • Cimetière américain de l'Aisne et l'Oise - Seringes-et-Nesles, Hauts-de-France

Les dépouilles de 6.012 soldats dont 597 inconnus. La chapelle située à coté du mausolée de granit rose porte sur ses murs les noms de 241 soldats disparus.

  • Cimetière américain de l'Aisne et l'Oise - Seringes-et-Nesles, Hauts-de-France
  • Cimetière américain de l'Aisne et l'Oise - Seringes-et-Nesles, Hauts-de-France
  • Cimetière américain de l'Aisne et l'Oise - Seringes-et-Nesles, Hauts-de-France
  • Cimetière américain de l'Aisne et l'Oise - Seringes-et-Nesles, Hauts-de-France
  • Cimetière américain de l'Aisne et l'Oise - Seringes-et-Nesles, Hauts-de-France

En faisant mes recherches après notre visite, j’ai trouvé par hasard un élément étonnant : le cimetière comporte un carré à part, de l’autre côté de la route et distinct du cimetière principal. Le carré E (ou plot E). Il s’agit des tombes des soldats américains exécutés pendant ou après la deuxième guerre mondiale pour crimes. Le cimetière des déshonorés en somme. Non mentionné par la plupart des sites, ni sur celui de la commission américaine des monuments (ABMC), il est pourtant visitable mais en passant par un bureau… Une traduction de Wikipedia depuis l’anglais est disponible . Pour la localisation sur Maps, je vous mis un lien ici (c’est la zone gazonnée en forme de haricot…).

A 1 km de là se trouve le Château de Nesles. Demeure privée mais visitable, nous ne nous sommes pas fait prier. Un petit dépliant mais complet et bien conçu nous est remis après avoir payé la modique d’entrée. Nous serons seuls pendant notre visite.
Ce château à l’histoire tumultueuse (voir la section Histoire sur le site web) fut construit au XIIIe siècle par Robert III comte de Dreux et de Braine (fils de Robert II de Dreux, celui du château de Fère et de la Folie cités plus haut). Il est un des derniers exemple de l’architecture des maisons fortes en terrain plat (pas question de motte ou de relief ici) de cette époque.
Restauré à partir des années 1970, il est en superbe état même si des étages détruits n’ont pas été rebâtis.

En arrivant on découvre l’édifice derrière ce qui reste des larges douves qui mesuraient 20 à 30 mètres pour le défendre. Photogénique, non ?

  • Château de Nesles - Seringes-et-Nesles, Hauts-de-France
  • Château de Nesles - Seringes-et-Nesles, Hauts-de-France
  • Château de Nesles - Seringes-et-Nesles, Hauts-de-France
  • Château de Nesles - Seringes-et-Nesles, Hauts-de-France
  • Château de Nesles - Seringes-et-Nesles, Hauts-de-France

Une fois passée la porte, nous sommes dans une vaste cour pavée. L’ensemble des batiments l’etourant sont dans un superbe état.

  • Château de Nesles - Seringes-et-Nesles, Hauts-de-France
  • Château de Nesles - Seringes-et-Nesles, Hauts-de-France
  • Château de Nesles - Seringes-et-Nesles, Hauts-de-France
  • Château de Nesles - Seringes-et-Nesles, Hauts-de-France
  • Château de Nesles - Seringes-et-Nesles, Hauts-de-France
  • Château de Nesles - Seringes-et-Nesles, Hauts-de-France
  • Château de Nesles - Seringes-et-Nesles, Hauts-de-France

L’accès au sommet du donjon se fait par l’escalier d’époque. Au premier étage se trouve la pièce dans laquelle furent enfermés quelques prisonniers. La voûte en pierre est belle. On note la trace d’une cheminée.

  • Château de Nesles - Seringes-et-Nesles, Hauts-de-France
  • Château de Nesles - Seringes-et-Nesles, Hauts-de-France
  • Château de Nesles - Seringes-et-Nesles, Hauts-de-France
  • Château de Nesles - Seringes-et-Nesles, Hauts-de-France
  • Château de Nesles - Seringes-et-Nesles, Hauts-de-France
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  • Château de Nesles - Seringes-et-Nesles, Hauts-de-France
  • Château de Nesles - Seringes-et-Nesles, Hauts-de-France
  • Château de Nesles - Seringes-et-Nesles, Hauts-de-France

On poursuit la grimpette jusqu’au sommet où la vue offre un large panorama sur les environs ainsi que la cour du château.

  • Château de Nesles - Seringes-et-Nesles, Hauts-de-France
  • Château de Nesles - Seringes-et-Nesles, Hauts-de-France
  • Château de Nesles - Seringes-et-Nesles, Hauts-de-France
  • Château de Nesles - Seringes-et-Nesles, Hauts-de-France
  • Château de Nesles - Seringes-et-Nesles, Hauts-de-France

Nous passerons une petite heure fort agréable avant de quitter l’endroit…

  • Château de Nesles - Seringes-et-Nesles, Hauts-de-France
  • Château de Nesles - Seringes-et-Nesles, Hauts-de-France
  • Château de Nesles - Seringes-et-Nesles, Hauts-de-France
  • Château de Nesles - Seringes-et-Nesles, Hauts-de-France

Petit tour ensuite du côté de Chambry où se trouve la fontaine dédiée à Quentin Roosevelt, fils de Theodore Roosevelt (président des Etats-Unis de 1901 à 1909 et lointain cousin de Franklin D. Roosevelt futur président de 1933 à 1945). L’homme était pilote de chasse et fut abattu le 14 juillet 1918 derrière les lignes allemandes. Suivant les dernières volontés de son père, un monument lui fut érigé avec les fonds perçus lors de la récompense du prix Nobel 1906. Sa mère souhaita que ce monument soit d’utilité publique. Une fontaine fut donc érigée (en remplacement d’un abreuvoir).

  • Fontaine Quentin Roosevelt - Coulonges-Cohan, Hauts-de-France
  • Fontaine Quentin Roosevelt - Coulonges-Cohan, Hauts-de-France

Par une très jolie petite route (et pas seulement par la qualité du bitume qui venait d’être refait…) nous parvenons à l’abbaye Notre-Dame d’Igny. Cette abbaye possède une très longue histoire naturellement chaotique. Fondée en 1130, reconstruite au XIVe et possédant à son apogée 300 moines et plus de 5000 ha de terrain, l’abbaye périclita avec le régime de la commende. Pourtant au XVIIIe l’abbaye fut rasée et reconstruite par les moines. Elle fut terminée en 1789… Pas la meilleure époque pour finaliser une abbaye ! Elle fut vendue comme bien national. Elle revint dans le giron religieux en 1875. En 1918 elle fut dynamitée. Sa reconstruction rapide 1928-1929 fut réalisée avec les techniques modernes de béton mais l’habillage utilise les pierres des anciens édifices du XIV et XVIIIe siècles. C’est fin novembre 1929 que les moniales de Laval fondèrent la nouvelle abbaye qui reste encore très active de nos jours.
Lors de notre visite, elles étaient en prière et donc l’accès à l’abbatiale était impossible.

  • Abbaye Notre-Dame d'Igny - Arcis-le-Ponsart, Grand Est
  • Abbaye Notre-Dame d'Igny - Arcis-le-Ponsart, Grand Est
  • Abbaye Notre-Dame d'Igny - Arcis-le-Ponsart, Grand Est
  • Abbaye Notre-Dame d'Igny - Arcis-le-Ponsart, Grand Est
  • Abbaye Notre-Dame d'Igny - Arcis-le-Ponsart, Grand Est

Sur le chemin du retour, nous nous arrêtons au mémorial de la 42e division américaine dite Rainbow Division (Division Arc-en-Ciel). Elle tire son nom de sa formation : Regroupement de diverses unités puisées dans des les différentes contrées du pays, son instigateur (Douglas McArhtur [celui de la deuxième guerre mondiale…], initialement major puis colonel et chef d’état-major de l’unité en 1918) l’avait décrite comme un arc-en-ciel couvrant les Etats-Unis.
Le mémorial comporte une statue de l’artiste anglais James Butler à l’endroit des combats de la Ferme de la Croix-rouge. Des combats sanglants réalisés à découvert par le 167e RI d’Alabama de la 42e division américaine, sans préparation d’artillerie et pour beaucoup à la baïonnette qui ont fait reculer finalement les allemands de 18 km au prix de très lourdes pertes : du 26 au 28 juillet, 1410 tués et 6459 blessés.

  • Monument à la 42e div. américaine (Rainbow Division) - Fère-en-Tardenois, Hauts-de-France
  • Monument à la 42e div. américaine (Rainbow Division) - Fère-en-Tardenois, Hauts-de-France
  • Monument à la 42e div. américaine (Rainbow Division) - Fère-en-Tardenois, Hauts-de-France
  • Monument à la 42e div. américaine (Rainbow Division) - Fère-en-Tardenois, Hauts-de-France

Quelques photos anciennes prises sur le site…

  • Monument à la 42e div. américaine (Rainbow Division) - Fère-en-Tardenois, Hauts-de-France
  • Monument à la 42e div. américaine (Rainbow Division) - Fère-en-Tardenois, Hauts-de-France
  • Monument à la 42e div. américaine (Rainbow Division) - Fère-en-Tardenois, Hauts-de-France
  • Monument à la 42e div. américaine (Rainbow Division) - Fère-en-Tardenois, Hauts-de-France
  • Monument à la 42e div. américaine (Rainbow Division) - Fère-en-Tardenois, Hauts-de-France

Nous rentrerons après cette balade en prenant une nouvelle fois la pluie mais cette fois sous la forme d’un bel orage pendant quelques minutes… Ensuite ce sera sec sur l’A4. Enfin le temps, pas l’asphalte …




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Vidéo(s) du jour
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Partie 2

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4 commentaires

  • Legaud

    Merci Arnaud pour ton reportage,ce dimanche 6 Septembre 2021 j’ai eu du ciel bleu et du soleil 32 degrés en Andorre un petit viron de 399 km…
    Voir le Forum bisous bonne soirée.

  • Marc Revol

    Merci Arnaud pour ce reportage de qualité professionnelle +++

    « Quel dommage qu’un si grand reporter n’ait pas encore de drone pour compléter ses superbes images ! » (André Michelin)

    • Gueule.kc

      Merci Marc ! Oui, un drone serait sûrement le bienvenu mais les restrictions d’utilisation sont lourdes, le prix conséquent, et le temps pour le manier (je ne parle même pas de l’apprentissage) sont des freins. Mais j’y pense évidemment très fort …

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